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OLIBRIUS, subst. masc.
Péj. Homme sot et prétentieux, importun par son comportement bizarre et ridicule. Cet olibrius genevois qui propose sérieusement de faire l'omelette sans casser les oeufs, et qui semble même croire aux sottises qu'il débite (Adam, Enf. Aust., 1902, p.304). Et il parlait, l'olibrius, intarissablement, sans se départir d'une sottise vraiment indécente, jusqu'à l'instant où il s'évertua à battre le tambour patriotique, dans une péroraison gueularde (Vercel, Cap. Conan, 1934, p.84).
♦ Faire l'olibrius. Faire le bravache, se pavaner. Règle générale: me donner toujours le temps de réfléchir, quand on me parle, au lieu de faire l'olibrius et le marquis de comédie (Stendhal, Journal, t.2, 1805, p.123).
Prononc. et Orth.: [ɔlibʀijys]. Att. ds Ac. dep. 1798. Étymol. et Hist. 1. 1568 faire l'Olybrius «faire le méchant, le bravache»
Oui, d'accord. Mais ça vient d'où ? Ecoutons l'Augustus Fournelus, et apprenons en nous amusant.
Une Radio France Production diffusée par Mabool Prod sur Oh! La Radio. Texte, voix, réal.: Serge Fournel.







Jouer, faire le matamore. Se donner avec ostentation l'attitude d'un brave. Lamontette, en rentrant auprès des deux femmes, fit le matamore: il dit de grands mots sur de très petites choses; fit des amphigouris sans fin sur ce que nous avions dit (Restif de La Bret., M. Nicolas, 1796, p.143). Et tu vois mes soldats jouer les matamores et les soudards − et se complaire à ton erreur − pour goûter quelque part, au fond d'eux-mêmes, et comme en fraude, le goût merveilleux du don à l'amour (Saint-Exup., Citad., 1944, p.943). II. −Adjectif. A. −Qui est propre au personnage de Matamore; qui rappelle ce personnage. Style matamore. Un tragédien célèbre, connu sous la Restauration comme sous l'Empire pour sa diction quelque peu gasconne et matamore, fait monter le tailleur du théâtre (...) et lui demande son costume du premier acte (R. de Beauvoir, Français peints par eux-mêmes, Le Tailleur, t. 5, 1842, p.246). Tous les éclectismes de style se donnent rendez-vous dans cet idiome inouï, (...) où la rusticité du dicton populaire s'allie à des périodes extravagantes sorties du même moule où Cyrano coulait ses tirades matamores (Murger, Scène vie boh., 1851, p.13).
A.− ARTS MILIT.
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